L’arbitrage de Herb Dean lors de l’UFC White House continue de faire couler beaucoup d’encre. Andy Foster, directeur exécutif de la Commission Athlétique de l’État de Californie, a tenu à clarifier la situation suite aux critiques virulentes d’Alex Pereira après sa défaite contre Ciryl Gane.
Foster défend la décision de Herb Dean
Malgré la campagne publique menée par l’ancien champion Alex Pereira pour dénoncer l’arbitrage, Andy Foster estime que Herb Dean a agi de manière professionnelle. Lors de l’événement en juin dernier, Pereira a été envoyé au tapis par un coup de Ciryl Gane. Dans la foulée, le Français a enchaîné les frappes pour obtenir le TKO. Pereira accuse Dean de ne pas avoir sanctionné des coups portés à l’arrière du crâne, pourtant illégaux.
Foster, présent au bord de la cage, tempère ces accusations. Selon lui, le mouvement constant de Pereira pour tenter de survivre rendait la tâche de l’arbitre extrêmement complexe. Interrompre l’action aurait pu, selon lui, fausser le résultat en offrant un temps de récupération injustifié au Brésilien.
Vers une évolution des règles sur les fautes
Si Foster maintient sa confiance envers Herb Dean, qu’il considère comme le doyen des arbitres en Californie, il reconnaît la nécessité d’une plus grande fermeté. Il a notamment cité l’exemple de Jason Herzog, qui n’a pas hésité à retirer un point immédiatement pour une faute flagrante lors d’un autre combat.
Pour l’avenir, Foster prévoit d’introduire de nouvelles directives afin de mieux définir les fautes. L’idée serait de remplacer les notions de fautes « intentionnelles » ou « involontaires » par des catégories plus précises : fortuites, imprudentes ou malveillantes. Cette évolution permettrait aux arbitres de prendre des sanctions plus cohérentes, notamment en cas de récidive ou d’actions dangereuses.

